Titre anglais : Now and then, here and there
Titre français : L'Autre Monde
Titre japonais : Ima, soko ni iru boku (
今、そこにいる僕)
Réalisateur : Daichi Akitâro
Type : Série
Nombre d'épisodes : 13
Character Design : Ohisumi Atsushi
Studio : Pioneer
Année de production : 1999
C'est la fragilité et la fugacité de ces dix milliards d'années qui me les font chérir jusqu'à l'affliction.
C'est sur ces mots que chaque épisode de la série débute. Inlassablement du premier jusqu'au dernier épisode, vous serez accueilli sur ces paroles. Qui les prononce ? Pour qui ? Et surtout pourquoi ? Voici quelques questions qui pourront éventuellement vous trotter dans la tête en visualisant Now and then, here and there. Fruit du studio Pioneer, cette série relativement peu médiatisée a pourtant de quoi retourner le plus hermétique des gaillards qui aiment prétendre n'être jamais touché à la vue d'un animé ou d'un film. A la fois profond mais proposant un message clair, nul doute que cette aventure vous laissera un souvenir indélébile.

Et pourquoi pas L'Autre Monde ?
Fervent partisan des titres européens quand ils sont corrects, je préfère utiliser Now and then, here and there pour désigner le sujet de ce présent article. Reviendrai-je sur mes dires ? Serais-je lunatique au point de retourner ma veste du jour au lendemain ? Je répondrai par la négative en expliquant toutefois la raison de l'exception d'aujourd'hui.
Si je vous dis Autre Monde, que voyez-vous ? Un monde enchanteur, de verts pâturages, des papillons jaunes qui virevoltent, un château, un héros qui change de monde et devient le héros d'un autre, une princesse à sauver et un gros vilain tyran qui terrorise la population locale, voire mondiale. En fait, c'est à peu de chose près ce qui attend le spectateur si l'on excepte le monde enchanteur, les verts pâturages et les papillons jaunes. Ces derniers sont remplacés par des corbeaux aussi noir que l'on peut imaginer.
Ici, la paix n'est plus qu'une utopie dans un monde asséché au décor complètement mortuaire et à la population en pleine extinction. Le titre s'appliquerait-il parfaitement à ce qui va se passait : un changement de monde. A cela, je répondrai oui, en objectant que la série va bien plus loin que le récit d'une aventure hors du commun et dénonce tellement de travers humains et énonce tant de messages qu'il serait dommage de se limiter à une vision si étroite.
Now and then, here and there... que l'on traduit en général par "moi, ici et maintenant". Certes, il existe plus accrocheur comme titre mais c'est bien plus représentatif de ce que vous découvrirez en regardant les treize épisodes. Rien qu'en s'intéressant à ce nom, il est aisé d'extrapoler en supposant que la morale sera du genre "Carpe Diem", "Profites de l'instant présent", si cher à nos amis nippons. Il y a de cela mais ce n'est qu'une infime partie de ce que l'on découvre dans ce monde pas si étranger au nôtre...

Synopsis
Comme la coutume nippone le veut, le héros de cette épopée est un anti-héros pure souche, Shûzô Matsutani. Jeune collégien banal, Shû (puisqu'il préfère être appelé ainsi tout au long de l'animé) a une passion pour le kendo... et pour l'une des membres du club. Enfin, nous ne savons pas réellement si la jeune fille fait partie du club en tant que membre actif ou simple mascotte, ce qu'il faut retenir, c'est qu'elle est là. Au cours d'un entraînement face au meilleur élève, Shû, en tentant de briller, va se ridiculiser. Il fera alors face à l'indifférence de sa dulcinée et aux critiques de son opposant.
Pourtant, Shû n'est pas du genre à abandonner si facilement, et s'auto-persuade qu'il arrivera un jour à le battre.
Sur le chemin qui le mène de l'école de kendo à chez lui, il aperçoit une jeune fille perchée sur une des tours d'une usine, tours sur laquelle Shû avait l'habitude d'aller quand il était plus jeune.
Arrivé au sommet de l'une des cheminées, notre héros, pour le moins maladroit va tenter de communiquer avec l'inconnue, laquelle ne décrochera pas un mot mais occasionnellement des gestes et des regards.
Si tout se passait relativement bien, des serpents géants, métalliques, pilotés par des soldats, tentent d'enlever Lalaru, toujours inconnue mais plus anonyme. A leur tête, se trouve Abellia, une femme apparemment très stricte et méticuleuse dans son travail. Elle va cependant sous-estimé Shû qui va semer la zizanie et les obliger à disparaître au plus vite, emmenant les deux enfants avec eux... dans un autre monde. Ce monde est celui dans lequel les protagonistes vont évoluer tout au long de la série. Je vais tâcher de vous en dire plus au travers de divers portraits qui me semblent importants de faire.


Hellywood
Avant de réellement vous parler des personnages qui arriveront dans l'aventure, je tenais à vous faire un rapide tour de l'infrastructure prépondérante et celle dont tout le monde cite, en bien ou en mal.
Qu'est-ce que Hellywood ? Une immense forteresse, labyrinthique comme le veut la tradition, offrant une protection parfaite et une arme incroyable à ses soldats. Des soldats, elle en a à foison. Considérable dans son architecture, elle tient sur plusieurs dizaines de niveaux de haut et oblige ses occupants à parcourir des kilomètres tous les jours pour se déplacer entre les nombreuses sections qui la compose. Elle est si gigantesque qu'elle constitue une ville à elle toute seule, voire même un pays de part sa hiérarchie. Dirigée par "Sire Hamdo", elle possède en son sein une armée de plusieurs milliers d'individus, jeunes et moins jeunes.
Equipée d'un canon surpuissant, elle peut parfaitement se défendre contre toute attaque ennemie comme nous le voyons dans l'animé. La puissance dégagée est similaire à celle d'une bombe nucléaire si l'on devait comparer avec notre réalité. Autant dire que Hellywood est assez difficilement attaquable.
Et encore, je ne vous ai pas dis qu'à la base, ce n'est pas qu'une simple forteresse mais aussi et surtout un vaisseau : elle peut voler. Eh oui, à l'instar de la Tour Steam dans Steamboy, Hellywood peut voler mais à besoin de carburant pour cela. Ici, il n'est pas question de gazoil ou de GPL, mais plutôt d'eau, d'immenses quantités d'eau.
Au vu de la période de sécheresse qui touche le monde, cela fait un moment qu'elle n'a plus bougé...

Shûzô Matsutani
Shû est le héros de l'histoire et celui qui va un peu tout déclencher et celui qui va continuer à mettre son grain de sel dans tout ce qui l'entoure. Pourtant, ce n'est qu'un classique collégien, sans histoire, issu d'une famille modeste mais tout à fait correcte à qui la vie a donné une vitalité sans mesure. Lorsqu'il rencontre Lalaru pour la première fois, il est, on ne sait pas pourquoi, attiré par elle. Pas physiquement comme souvent dans les animés, mais attiré par la tristesse qui émane de la fillette. Il a le coeur sur la main et croit dur comme fer en ses convictions et nul ne le fera changer d'avis. A partir du moment où Shû a décrété quelque chose, il s'y tient. Vous pensez bien que c'est en cela qu'il étonnera le plus son entourage.
Devant les nombreux meurtres qui se dérouleront tout autour de lui, il n'hésitera pas à s'interposer sans imaginer une seule seconde les conséquences.
Il va être capturé, torturé, suspendu, frappé, blessé un nombre incalculable de fois, mais à aucun moment il ne regrettera ses actes.
Nous avons donc affaire à un héros jeune et fort mentalement mais maladroit dans ses actes auquel nous pourrions mettre facilement une étiquette mais il apporte tellement de fraîcheur à l'univers que c'est en sauveur que l'on accueille la grande majorité des fois.

Lalaru
Elle est la cause de tout. Recherchée par Hellywood et plus particulièrement Hamdo, elle s'enfuit grâce à une machine d'Abellia qui permet de vaquer entre différents mondes à différentes époques. Elle se réfugiera donc dans le monde de Shû, le nôtre. Fait étrange, elle a une passion pour le coucher de soleil et une haine pour le lever. Vous vous dîtes que c'est un détail insignifiant. Eh bien, figurez-vous que ce constat reviendra pourtant périodiquement et est représentatif du caractère du personnage. Elle ne parle que très peu et choisit bien ses interlocuteurs. Connue dans tout son monde, elle a le pouvoir de contrôler l'eau à l'aide de son pendentif, denrée très rare depuis des années.
Elle a aidé son peuple, ils l'ont remercié, puis se sont orientés vers la séquestration pour éviter qu'un camp ennemi ne se l'approprie. Désormais en fuite, elle ne veut plus apporter son aide aux humains qui ne savent, selon elle, que s'entretuer. Depuis lors, elle nourrit une certaine haine envers cette race qui ne respecte même pas ses congénères. Pourtant, elle va rencontrer Shû qui va réussir à lui décrocher un sourire malgré la mélancolie qui l'abrite.
Elle se liera également d'amitié avec Soon, une charmante gamine d'un village paumé. Il est dommage que l'histoire ne finit pas aussi gaiement...

Nabuca et Boo
Voici les autres personnages dont nous suivrons le plus les traces. Ce sont deux enfants enrôlés dans l'armée d'Hellywood à contre coeur puisque kidnappés comme la majeure partie des troupes. Ils exécutent les ordres sans sourciller jusqu'à ce qu'ils rencontrent Shû, qui va les étonner plus d'une fois en mettant sa vie en péril pour autrui. Nabuca va le découvrir par ses propres moyens lorsque le jeune "rebelle" va le sauver d'une mort certaine alors qu'ils venaient de se livrer une joute physique pas des plus amicales.
Alors que Nabuca est un exemple pour la majorité des autres enfants, Boo est timide et pleurnichard. Il a beau s'endurcir peu à peu, il ne peut s'empêcher d'éprouver des regrets. Il en a marre de tuer et le dit clairement à Nabuca (lui aussi mais ne désire pas l'avouer).
Durant toute la série, les mentalités de nos deux compères vont évoluer peu à peu, ou plutôt redevenir comme elles étaient avant la doctrine Hellywood. Non pas qu'ils y croient mais Hamdo a promis à tous de les renvoyer dans leurs villages après la guerre. Voici la seule motivation de presque toute l'armée enfantine de la forteresse.
Le destin, qui ne les a pas réellement épargnés jusque là, n'a pas encore fais tout ce qu'il désirait les concernant... Des événements inattendus les guettent...

Sarah
Nous allons aborder le personnage le plus touchant de la série, sûrement celui qui vous fera verser une petite larme, ou, à défaut, vous fera ressentir une compassion immense. Sarah est comme Shû : elle n'est pas originaire de ce monde. Elle a été kidnappée par Abellia en raison de sa forte ressemblance avec Lalaru. Elle vient d'Amérique, probablement des Etats-Unis au vu de sa chevelure blonde (cliché quand tu nous tiens...). Elle a un véritable physique d'ange et sa présence dans les cachots d'Hellywood a de quoi surprendre aussi bien Shû que le spectateur. Complètement désespérée, elle va retrouver le moral au contact du jeune garçon.
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Rien que cette maxime va permettre à l'enfant de survivre plus longtemps.
Pourtant, elle va changer du tout au tout au fil de la série. Elle va, en effet, subir les sévisses généralement liés à l'emprisonnement : gifles, coups de fouets, tortures et même viols. Elle aura énormément de mal à s'en remettre et passera dans un état proche de l'autisme. Son parcours est réellement poignant et c'est un personnage que l'on désire aider de toutes nos forces mais nous ne pouvons que contempler notre télévision (ou ordinateur) impuissants...
C'est le personnage qui m'a le plus marqué et pourtant c'est celui dont j'ai le plus de mal à parler. Les mots me manquent pour décrire ce qu'elle a vécu et je pense que le mieux reste que vous le découvriez par vous-même...

Hamdo
Alors là, on arrive au personnage le plus détestable de la série à tous les égards. Dirigeant et fondateur d'Hellywood, il y mène une véritable politique dictatoriale. Ce n'est même pas comparable avec un schéma politique connu chez nous tellement c'est cruel et irréfléchi. Le personnage est en effet très dur à saisir puisqu'il semble tout à fait schizophrène. Hamdo est en général très calme lorsqu'il reçoit un invité ou discute à l'interphone avec Abellia. D'une voix que nous qualifierons de "normale" il demande l'état des lieux, ou reçoit. Cependant, si une nouvelle vient à le contrarier, il devient fou et violent. Il peut alors s'en prendre à quiconque se trouvant dans la même pièce que lui. Il n'hésite pas à détruire les objets l'entourant et en venir aux mains contre des enfants ou même Abellia. S'en suit alors une phase de profonds regrets durant laquelle il pleure comme une madeleine tentant désespérément de se faire pardonner. Et enfin, il s'isole et parle d'un ton ferme et autoritaire.
Il est légitime de penser qu'Hamdo est devenu ainsi depuis la pénurie d'eau. Il a sous ses ordres des milliers d'hommes et Abellia lui voue un culte sans aucune mesure : il a bien fallu qu'il soit charismatique à un moment donné. Maintenant, il est obsédé par Lalaru et son pendentif. Complètement givré, il est également la cible de nombreux assassins, venus de villages très pauvres désireux d'en finir avec ces rapts et tueries incessantes.

Abellia
Voici le personnage le plus énigmatique de Now and then, here and there. Nous ne savons rien de son passé. Elle exécute les ordres d'Hamdo sans sourciller et ne se pose jamais de questions. Elle est complètement soumise au tyran et tente de le contenter quelque soit ses caprices. Au fil des épisodes, il semble clair qu'elle désapprouve de plus en plus les agissements de son meneur mais continue de le servir malgré cela. Nous ne savons pas si elle fait tout cela par amour ou parce qu'elle croit en ses idées. Une chose est sûre : elle est responsable de beaucoup d'atrocités. Malgré cela, il est difficile de ressentir de l'antipathie vis-à-vis d'elle. Peut-être est-ce dû à son physique aguicheur, encore plus quand elle sort du lit, ou est-ce parce que l'on sait qu'elle n'agit pas réellement de son plein gré. C'est dur à dire, en tout cas, si elle voue une haine sans limite pour Lalaru, elle a pitié de Shû et lui sauve la vie en l'incorporant temporairement dans l'armée d'Hamdo, preuve de son bon fond. Mais cela suffit-il à oublier les exactions dont elle est responsable ?

Analogie avec la seconde guerre mondiale ?
Sous ces airs de série gentillette, se cache un monstre d'atrocités. C'est la guerre. Nul n'est épargné, femmes et enfants compris. L'armée d'Hellywood est en grande partie composée d'enfants, vous vous doutez bien qu'ils ne ressortiront pas tous des batailles indemnes. Nous pouvons y voir, en quelque sorte, des similitudes avec l'armée enfantine faite par Hitler durant la seconde guerre mondiale. Des enfants avaient été enrôlés plus ou moins de force pour devenir plus tard le fleuron de l'armée allemande. Certains s'y plaisaient, d'autres moins. Ici, c'est pareil : si Boo et Nabuca ont de plus en plus de mal à contenir leur chagrin face aux actes complètement lâches et horribles qu'ils doivent pratiquer, Tabur, l'un de leur collègue, jubile davantage à chaque affrontement de gagné (même si au départ, il n'en mène pas large). Alors que son rêve, comme les autres du reste, était de rentrer chez lui, il va très vite adopter la vision d'Hamdo et se mettre à rêver de puissance et de gloire, ce qui n'est jamais bon signe.
Nous le voyions dans quelques épisodes : les enfants sont kidnappés puis embrigadés. Ils suivent un entraînement au combat et la discipline y est très présente. Les conditions de vie sont difficilement soutenables mais ceux qui survivent s'endurcissent terriblement. La majorité des petits soldats sont capables de tuer une personne de sang froid alors qu'ils ne sont pas plus hauts que trois pommes. C'est une perspective qui fait peur, un peu comme dans Gunslinger Girl. Les enfants sont conditionnés à tuer.
On peut relever un élément sûrement volontaire car trop flagrant : la ressemblance entre Hamdo et Hitler. Les deux sont habillés d'une veste grise, des bottes noires et portent des habits à peu près similaires. Le point commun, physique j'entends, qui crève les yeux est le visage : coupe au bol, cheveux noirs et petite moustache. Les deux ont été de grands orateurs avant de sombrer dans la folie en voyant leur empire/royaume tombé en ruine. (la reconquête de la côte ouest et les attaques des alliés / l'absence d'eau et les attaques ennemies).
Les similitudes pourraient également être étendues au système politique, le quota d'heures de travail incroyablement élevé et l'intransigeance des deux hommes. Les plus méticuleux pourront en relever sûrement d'autres en regardant la série. Mon but n'est pas ici de tous les donner mais de vous faire remarquer leur existence tout comme les dénonciations qui ont lieu.



A ne pas mettre devant tous les yeux
Now and then, here and there est une oeuvre crue. Ceux qui s'attendent à passer un bon moment de divertissement vont être déçus. Si le premier épisode laisse penser que la suite sera faite d'aventures et de rebondissements abracadabrantesques, dès le second épisode, le ton est donné : Shû est torturé et battu. Il en sera de même pendant pas mal d'épisodes. Les coups de fouets s'abattant sur son dos complètement ensanglantés.
Vous ne verrez pas beaucoup de sang en début pour petit à petit vous retrouver avec des litres d'hémoglobine à l'écran. Des hommes se font tirer dessus à plusieurs reprises, "pissent" littéralement le sang et agonisent. Hamdo s'acharne sur un assassin dans son bureau. Nabuca fusillent des familles entières, rien que pour respecter les ordres. Bref, les tueries ne vous seront pas cachées.
Seules les sévisses sexuels seront suggérés. Toutefois, le contexte aidant et les montages sont tellement explicites que vous n'aurez aucun mal à imaginer ce qu'il se passe dans les cabines dédiées à ces méfaits. Hellywood a besoin de soldats et donc de nouveaux enfants. Quoi de plus simple que de mettre enceintes les seules femmes à bord ? Cela se fera donc sans leur consentement et accompagné du sourire des "profiteurs". Les viols sur des enfants sont parfaitement de la partie, d'où le caractère du film qui peut être un peu dur pour certains. Les enfants sont ici tués, violés et torturés tout autant si ce n'est plus que les adultes. Ames sensibles s'abstenir donc.



A ne pas louper
Je pense que vous l'aurez compris, Now and then, here and there est réellement une série marquante. Très courte (13 épisodes), elle se regarde en un après-midi et choque, impressionne, souffle. Quand les scènes de barbarie sont complètement absentes de la majorité des séries, elles sont ici bien présentes. Il existe bien pire, je vous l'accorde, mais il faut savoir que le sang coule à flot vers la fin de la série. Je pense que je n'ai pas grand chose d'autre à rajouter si ce n'est que la bande son parfaitement adaptée du début à la fin permet d'instaurer (ou pas) les tensions nécessaires à l'intrigue. Incontournable.