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Chrno Crusade
(Ecrit le 28-01-2005 par Dorian)
8 commentaire(s)



Introduction

« Hellsing » nous l’avait déjà démontré, le studio Gonzo aime les animes empreints de mysticisme. La série « Chrno Crusade », diffusée courant 2003 – 2004 au Japon, conforte cette idée, puisqu’il s’agit cette fois d’un anime dont la trame de fond entremêle religion et occultisme.





Staff

Scénario : Daisuke Moriyama
Réalisation : Kobe Hiroyuki
Character Design : Kazuya Kuroda
Musique : Hikaru Nanase


Synopsis

En 1928, New York semble être en proie à une recrudescence de démons. Les autorités étant impuissantes face à eux, c’est l’Ordre de Magdala, institution religieuse spécialisée dans l’exorcisme, qui se charge d’eux. En tant que jeune exorciste de l’Ordre, Rosette Christopher est au cœur de cette lutte qu’elle mène de front avec son « assistant », Chrno, un jeune garçon d’apparence frêle qui n’est autre qu’un démon, jadis connu sous le nom de Chrno le pécheur…





Le contexte religieux

Les protagonistes étant les membres d’un Ordre de confession catholique, les références à cette religion sont nombreuses. Mais soyez rassurés, il n’est nul besoin d’être un théologien pour comprendre la série. Qui plus est, s’agissant d’une fiction certaines références sont aménagées au gré de l’auteur.
La religion est abordée d’une manière assez particulière par l’auteur, puisque l’Ordre de Magdala apparaît davantage comme une institution, une organisation à vocation militaire affiliée à une religion, qu’un Ordre religieux à proprement parler. En effet, il ne nous faut que peu d’épisodes pour en oublier que l’héroïne est une nonne… Ceci dit, c’est une chance, car l’ambiance austère et monastique propre aux couvents laisse ainsi place à un univers plus joyeux et surtout plus « vivant ». La religion apparaît donc reléguée au rang de la symbolique comme en témoigne le nom même de l’Ordre à savoir Magdala. Dans la Bible, Sainte-Marie Madeleine, appelée aussi Marie la Magdaléenne, du nom de Magdala, une ville située aujourd’hui en Israël, est la pécheresse qui parfuma les pieds de Jésus. Ce dernier la délivra des démons et lui apparut après sa résurrection.
La religion fait ainsi figure de cadre, de contexte modelé par l’auteur pour donner un côté mystique à la série, plus que d’idéologie. C’est par ailleurs un cadre un peu terni, puisqu’en filigrane la religion n’a pas la part belle.





Les démons

L’objectif de l’Ordre est de détruire les démons qui ne cessent d’affluer notamment sur New York. Toutefois, cela n’est pas chose aisée car, outre leurs aptitudes physiques de loin supérieures à celles des humains, certains sont dotés de pouvoirs psychiques. La source d’énergie des démons réside dans leurs cornes. Un démon qui viendrait à les perdre s’affaiblirait considérablement jusqu’à finir par mourir.
Mis à part sur Terre, les démons trouvent demeure au Pandémonium, lieu où règne un désordre infernal. Néanmoins, le corps démoniaque est scrupuleusement hiérarchisé et seuls les démons de haut rang possèdent un nom.





Les protagonistes

La série met en scène de nombreux personnages que l’on pourrait presque qualifier de protagonistes, tant ils sont soignés. En effet, outre le traditionnel « binôme héroïque » l’on trouve toute une poignée de personnages très développés que ce soit quant à leur personnalité, leur passé, leur style, ou encore leur conscience. Ils sont à mi-chemin entre les personnages secondaires et les protagoniste et ne doivent leur « seconde place » qu’au fait qu’ils apparaissent moins fréquemment. Néanmoins et au sens strict, l’on ne retiendra que deux protagonistes, lesquels sont Rosette Christopher et Chrno.
Malgré son jeune âge, Rosette est membre de l’Ordre de Magdala depuis maintenant plusieurs années et en est devenue une composante de son bras armé. En tant que telle, elle extermine les démons là où ils se manifestent à l’aide de son coéquipier, Chrno, dans l’espoir de trouver une piste qui la mènerait à son jeune frère semble-t-il enlevé par des démons. Elle est, en quelque sorte, un exorciste version moderne puisque ses armes ne sont nullement des incantations mais des fusils, revolvers et pistolets chargés de balles spéciales. Du point de vue de la personnalité, le moins que l’on puisse dire est qu’elle manque de tact, aussi bien au quotidien que dans ses missions. Ces dernières se soldent le plus souvent par la destruction de la cible, mais aussi de tout ce qu’il y avait à quelques dizaines de mètres à la ronde. Toutefois, cela ne l’empêche pas de paraître enjouée et débordante de vie en beaucoup de circonstances.
Le second personnage du binôme est un démon nommé Chrno. Cela dit, il ne faut pas s’y méprendre, il est loin d’être aussi sanguinaire et violent que la plupart de ses congénères. Il nous apparaît sous les traits d’un enfant, apparence qu’il revêt depuis qu’il a perdu ses cornes et quitté le Pandémonium. Sa source d’énergie disparue, il ne peut désormais vivre qu’en passant un contrat avec une autre personne, en l’occurrence Rosette. Par le biais de ce contrat, Chrno « consomme » la vie de Rosette quotidiennement, et plus encore lorsqu’il utilise ses capacités de démon…





Portée et conception

Force est d’admettre que le scénario est à la fois séduisant et rythmé. De prime abord, « Chrno Crusade » apparaît un peu comme l’archétype du shonen, mais il ne faut pas s’y méprendre car l’histoire gagne profondément en maturité au travers de la relation entre Chrno et Rosette. En effet, la situation est digne d’une tragédie Cornélienne puisque Chrno ne peut protéger Rosette qu’en en consommant sa vie, c'est-à-dire en la rapprochant un peu plus de la mort. Par ailleurs, l’intrigue se décante progressivement et efficacement mêlant habilement les parcours des différents personnages.
D’un point de vue plus technique, l’anime est une réussite sur tous les plans. Les dessins sont de toute beauté, tant en ce qui concerne les décors, que les personnages. Ces derniers sont particulièrement détaillés, même lorsqu’il s’agit de personnages secondaires ou figuratifs. Sans pour autant être un chef d’œuvre en la matière, la série dispose d’une animation d’une qualité honorable. Le travail est soigné et ne se limite pas aux scènes d’action. Le seul bémol que l’on pourrait apporter a trait à la bande sonore, mais l’on sombre dans l’exigence pointilleuse. Certes, les musiques ne sont pas exceptionnelles, mais l’on ne peut nier qu’elles siéent à l’ambiance de la série.





Conclusion

Voici rapidement brossé le portrait de cet anime qui a su allier sans concession un scénario dynamique et plus profond qu’il n’y paraît, à une réalisation très soignée.


Dorian

 
 
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