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Fire Emblem


Titre: Fire Emblem
Plate-forme: Game Boy Advance
Genre: Tactical-RPG
Developpeur: Intelligent System
Editeur: Nintendo

Sortie JAP: 25 Avril 2003
Sortie US: 23 Novembre 2003
Sortie Europe: 16 Juillet 2004

Ecrit le 11-01-2005 par Gunn

7 commentaire(s)

Fire Emblem (Rekka No Ken) est un tactical-RPG, développé par Intelligent System, à qui l’on doit le fabuleux Advance Wars, un jeu de stratégie très apprécié sur Game Boy Advance. Fire Emblem est à l’heure actuelle un des meilleurs t-rpg de la portable de Nintendo, et propose au joueur un savant mélange de stratégie et d’héroïc fantasy. Place au test.





Fire Emblem est un de ces jeux d’apparence assez austère au premier abord, mais se révèle bien rapidement génial en tout point de vue. Ce jeu bénéficie de bien de qualités et vous propose une aventure et un système de jeu d’une richesse étonnante, avec en prime une difficulté à toute épreuve qui en découragera plus d’un si vous ne prenez pas le temps de poser une stratégie convenable.

Attardons nous tout d’abord sur les aventures que vous proposera Fire Emblem. Oui, les aventures, car elles sont au nombre de trois, et vécus par trois héros différents (bien qu’ils aient des liens entre eux). Il est bon de signaler tout d’abord que vous ne dirigez pas un de ces vaillants héros. En effet, dès le début vous êtes dans la peau d’un stratège vagabondant pour on ne sait quelles raisons, jusqu’au jour où vous rencontrez Lyn qui vous héberge dans son petit village de nomade pour la nuit. Petit à petit, vous allez apprendre que Lyn n’est pas une simple nomade des plaines, et qu’elle est issue de la lignée royale de Caelin (elle est plus précisément l’héritière légitime du trône). Ainsi va l’histoire, le grand-oncle de Lyn veut prendre le pouvoir, qui est jusqu’alors confié à son vieux grand-père. C’est ainsi que votre noble quête sera d’aider Lyn à acquérir son héritage et à retrouver son grand-père. Cette première aventure fait plutôt office de prologue et de tutorial qu’autre chose. En effet, cette quête est plutôt courte, et on vous explique les bases du jeu. Cependant, cela n’exclu pas que le scénario est lancé, et les aventures suivantes vont découler de celle-ci. Vous allez par la suite mettre vos talents de stratège au service d’Eliwood, qui est à la recherche de son père, mystérieusement disparu. Enfin, vous pourrez recommencer le jeu avec Hector, un ami d’Eliwood. Autant dire que la durée de vie est de très bonne facture. De plus, il ne sera pas rare de recommencer une mission (vous allez comprendre).





La quête de nos trois héros se déroule dans un monde en parfait accord avec l’héroïc fantasy. Tout se déroule dans une époque similaire à notre Moyen-Age : chevaliers, archers, brigands et cavaliers ne seront pas rares. Les affrontements se font à l’arme blanche, au milieu de plaines bordées par de grandes montagnes, où de petits villages isolées parsèmeront votre progression. Cette ambiance très plaisante est enrichie par la présence de mages blancs et sorciers, chevalier pégase et wyvern, sans oublier les fameux dragons qui tiennent une place toute particulière dans l’histoire. Le tout se déroule dans un univers au bord du gouffre menacé par les ambitions folles d’un sorcier ayant mal tourné (nan c’est pas Voldemort xD). Bref, vous voyez la scène, c’est digne des plus belles épopées guerrières.

Maintenant que vous en savez un peu plus à propos de l’histoire et de l’environnement dans lequel vous évoluerez, laissez moi vous guider dans les profondeurs du fabuleux système de jeu. Tout d’abord, l’aventure est divisée en chapitre comme dans un livre. Chacun d’eux comporte une bataille après la révélation de détails scénaristiques. Je vais commencer par vous parlez des différentes classes de personnages, puis des armes et du terrain pour conclure sur le système de jeu en lui-même et sa richesse.





Je vous rappelle que vous êtes dans la peau du stratège. Vous n’intervenez pas directement dans les batailles (parfois dans des scènes de dialogue et encore…). Votre position de personnage à part entière dans le jeu renforce le sentiment d’immersion. Vous n’êtes ni un héros, ni un quelconque homme de main, vous êtes vous, ayant pour seules armes vos talents de stratège. Vient ensuite les héros (qui sont, je le rappelle, Lyn, Eliwood et Hector) et enfin toutes les autres unités qui formeront votre petite armée. Contrairement à Advance Wars, vos unités ne peuvent pas être prises pour de la chair à canon, ce ne sont pas de vulgaires soldats sans cerveaux. Non loin de là, chaque personnage (et je dis bien chaque) possède un nom, une personnalité, un design bien particulier, et un rôle plus ou moins important à jouer dans l’histoire. De plus, ce n’est pas 8 ou 9 compagnons qui peuvent suivre votre cause, mais plusieurs dizaines. Vous ne dirigez pas en tant que stratège des pions sur un échiquier, vous êtes à la tête de compagnons qui peuvent intervenir dans l’histoire. Même si au début du jeu, votre équipe n’est pas très importante, elle ne tardera pas à s’étoffer. La plupart du temps, les personnages qui se rallient à vous se font automatiquement, mais d’autre fois, il vous faudra user d’arguments convaincants, ou faire quelque chose de spécial pour les rallier à votre cause. Par exemple, Pent et sa fiancée accepteront de se joindre à vous, mais vous quitteront aussitôt que l’un d’entre eux succombera aux méfaits de la guerre. Vous devrez aussi visiter certains villages pour trouver des alliés ou parfois parler à l’un d’entre eux avec un personnage précis. Bref, votre équipe est loin d’être statique ! De plus, chacun a un job et des talents bien particuliers. On pourra classer les personnages suivant ces quelques catégories : ceux qui se battent au corps à corps (cavaliers, combattants, héros, chevaliers), à distance (archers, nomades), ceux usant de la magie (prêtres, mages, sages), ceux qui peuvent voler (cavaliers pégases et wyverns), puis les autres qui présentent des capacités spéciales comme les voleurs qui pourront vous être utiles pour ouvrir des coffres ou des portes fermées.
Chaque unité a ses points forts et ses faiblesses face à d’autres. C’est ainsi que les archers craignent le corps à corps, les cavaliers pégases se font tailler en pièce par les archers, et les chevaliers sont faibles contre la magie.
Comme vous vous en doutez, qui dit rpg dit expérience et level. Chaque personnage peut monter de niveau et évoluer. Oui, car chaque classe a son évolution. Par exemple, les cavaliers deviennent paladin, les voleurs se spécialisent en assassins et les prêtres se changent en évêques, pour n’en citer que trois. Toutefois, ces évolutions requièrent d’être au minimum au niveau 10 et de posséder un objet particulier. Je vous met en garde, ces objets sont rares, c’est pour cela que je vous conseille de définir une bonne petite équipe et de vous y tenir. Le niveau maximum est fixé à 20 en classe évolué (vous avez le temps avant d’y arriver croyez moi).





Comme vous devez vous en douter puisqu’il y a plusieurs classes différentes, les armes sont également très variés : ça va de la hache et de l’épée, en passant par l’arc et les tomes de magie pour finir sur les javelots et les lances. D’autre part, il existe plusieurs types d’arme de même catégorie. Par exemple, pour les lances, certaines sont plus efficaces que d’autres (mais aussi plus chères c’est logique). Enfin, plus vous utilisez une arme, plus celle-ci peut causer de dommages. Toutefois, chaque arme n’est pas éternelle (même les armes légendaires qui apparaissent ici et là dans le jeu) et elles finissent par se casser au bout d’un certain temps. A vous de juger quand il est nécessaire d’utiliser ou non telle ou telle arme contre un adversaire, en sachant que vous pouvez équiper un personnage de 5 objets maximum. Pour terminer ce paragraphe, je vais vous parler du triangle des magies et des armes. Il vous faudra être attentif car certains équipements sont plus ou moins efficaces contre d’autres ! C’est ainsi que la lance est plus forte contre l’épée, qui domine la hache, et qui elle même surpasse la première. De même avec les magies. La magie blanche est puissante face à la magie noire; celle-ci est forte contre la magie des éléments, qui est idéale contre la première. Le tout forme une boucle : aucun type d’arme n’est à négliger, tout est utile si on l’utilise à bon escient.





Continuons avec le terrain de jeu. La présentation et la mise en scène n’ont rien d’exceptionnel, les décors sont très succincts et les sprites des personnages sont assez basiques. Au moins ça à le mérite d’être clair et facile à comprendre. Fire Emblem est un tactical rpg, imaginez vous donc le terrain comme une sorte d’échiquier : chaque personnage peut se déplacer de x cases par tour de jeu. Il y a plusieurs types d’environnement : forêts, montagnes, lacs, plaines, villages… Comme vous devez vous en douter, l’utilisation de ces différents espaces contribuera souvent à votre victoire, les négliger serait une erreur. Par exemple, si vous placez une unité dans une forêt, elle a beaucoup moins de chance de recevoir une attaque ennemie que si elle était sur une plaine. Pareillement, le climat peut changer selon les chapitres, vous entravant dans votre progression comme la pluie, le brouillard ou la neige. La majorité du temps de jeu se déroule sur le terrain. En effet, tout ce qui concerne les achats d’équipements et le recrutement de nouveaux personnages se fait durant l’affrontement.


Voilà vous savez déjà beaucoup de chose si vous m’avez suivi. Intéressons nous maintenant à la stratégie en elle-même et à la difficulté que propose le jeu. Comme je vous l’ai dis plus haut, chaque personnage est unique avec un caractère, un design particulier etc. Bref, sachez que cette unicité de vos coéquipiers est mis en relief par leur véritable mort au cours du jeu, sans possibilité de les ressusciter par un quelconque moyen. Une fois qu’une unité est tuée, vous la perdez définitivement. De plus, pour les petits malins qui se disent « il suffit de sauvegarder régulièrement au cour du chapitre et le tour est joué », sachez que vous ne pouvez pas sauvegarder une partie comme vous le souhaitez. Celle-ci se fait uniquement en début de chapitre. Ainsi, si vous perdez un personnage qui vous est cher, vous n’avez plus qu’à recommencer votre mission du début. Bref, voilà un procédé qui rallonge de beaucoup la durée de vie du soft et sa difficulté si vous ne prenez pas garde !
Il vous faudra être toujours vigilant et élaborer une solide stratégie si vous ne voulez pas être vite submergé par les attaques ennemis. Vous devrez apprendre à utiliser en votre faveur les conditions climatiques, les différents types d’environnement, les déplacements des unités et user du triangle des armes et magies. Si vous pensez que foncer tête baissé marche à tous les coups, Fire Emblem aura vite raison de vous, croyez moi. D’autre part, lorsque vous décidez de lancer une attaque contre un ennemi, il vous faudra prendre en compte également votre taux de réussite, votre taux de coup critique, mais aussi celui de votre adversaire.





Durant un combat, vous aurez beaucoup d’autre possibilité hormis attaquer ou soigner. Déjà, vous pourrez utiliser des objets mais aussi en acheter dans des boutiques ou visiter des villages, mais aussi échanger des équipements entre deux personnages s’ils se trouvent côte à côte et sauver un compagnon. Cette commande sauver peut s’avérer très utile. En effet, si un de vos personnages a peu de points de vie et que vous ne pouvez pas le soigner, une unité peut alors le « transporter » avec lui, sans qu’il ne subisse de dommage par la suite.





Je n’ai pas eu l’occasion de parler pleinement des graphismes et des musiques, j’ai pourtant deux mots à dire dessus. Tout d’abord au niveau de la mise en scène, on retiendra deux parties : celle où on assiste à l’évolution du scénario, et l’autre concernant les combats. La première fera intervenir souvent des petites scènes picturales, dans le style vieux parchemin médiéval. C’est la plupart du temps très joli et égaye à merveille les moments forts de l’histoire. Enfin, comme je vous l’ai dis plus haut, le terrain de jeu se révèle assez simple et parfois austère, mais c’est sans compter les superbes animations de combat qui interviennent à chaque fois que vous ou votre adversaire attaque, un peu à la manière d’Advance Wars. Les attaques dévastatrices de vos personnages prennent alors toute leur ampleur sous des effets de lumières ahurissants et digne de la GBA. De plus, le dynamisme des attaques est mis en valeur avec la décomposition parfaite des mouvements des personnages (les coups critiques surtout sont très beaux à voir). Au niveau de la musique, elle est très sympa et colle bien avec l’ambiance médiévale du soft, pas grand chose à redire là-dessus.





Voilà, j’ai fait un peu le tour de Fire Emblem. Alors au final, que retenir ? Le soft d’Intelligent System fera le bonheur de ceux qui aiment la stratégie. Toutefois, ceux qui ne veulent pas se prendre la tête et qui n’aiment pas avoir trop de paramètre à prendre en compte, passez votre chemin. La difficulté du jeu vous tiendra longuement en haleine avec une durée de vie plus qu’honorable. Sincèrement, Fire Emblem est selon moi une véritable réussite sur tous les points.



Note Finale: 18 / 20
Gunn

 
 
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